Bon niveau requis, inspiré de Reborn.
 

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 War flag [Lara ♫]

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MessageSujet: War flag [Lara ♫]   Dim 15 Jan - 9:31

« - Namimori est une source inépuisable de divertissement, tu n’es pas d’accord, Niels ?
- Croc.
- Oui, il y a le gardien du Nuage des Vongola qui est assez amusant à observer, mais Tsunayoshi Sawada l’est tout autant. J’ai hésité à lui concocter une petite catastrophe à ma façon, mais je pense qu’au bout de trois fois dans la même semaine, il va commencer à vraiment s’énerver. Oh, c’est le but, évidemment, mais je crains que cette fois-ci, il ne me laisse pas fuir, or je ne tiens pas encore à déclencher un incident diplomatique avec les Vongola. Il va donc falloir que je me rabatte sur quelqu’un d’autre.
- Poulpe.
- Il y a cette fille aux cheveux roses, oui. Mais vu l’heure, elle doit être au lycée.
- Et ?
- Ça va commencer à frôler le harcèlement si je vais la poursuivre jusque dans son collège. Et puis je ne tiens pas particulièrement à remettre les pieds dans un tel établissement, ça ne m’évoquerait pas des souvenirs très plaisants.
- … Cobaye ?
- … Il va falloir que je te reprogramme question tact, Niels. Tu es prié de ne pas appeler Sofia comme ça, toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire. Et pour te répondre, je ne suis pas sûr qu’elle soit à Namimori en ce moment.
- Panda ?
- Je n’ai pas demandé à Alix de m’accompagner, donc je suis quasi-sûr qu’elle est en Italie.
- …
- Comme tu dis. Il arrive que même les sources inépuisables cessent de couler pendant quelques temps, je crois que je vais décidément devoir me rabattre sur les Hibar… »

Ludlow s’arrêta au beau milieu de la rue et fixa son regard, les yeux écarquillés d’horreur, sur une dame dotée d’un léger embonpoint. Enfin non. Ce qu’il regardait avec tant de dégoût était en réalité la vitrine située juste derrière cette femme, seulement, ce n’était pas franchement évident d’un point de vue extérieur. C’est pourquoi eut-il droit à un regard absolument meurtrier de la part de la pauvre dame, et fût gratifié d’un « petit goujat gringalet ! » sonore qui fit pouffer le reste des occupants de la rue. Ludlow ne cilla même pas. Il avait l’habitude.
Ce à quoi, en revanche, il ne parviendrait jamais à s’habituer, c’était de voir à quel point les magasins japonais étaient bordéliques ! A l’intérieur de la vitrine en question, le mannequin en plastique avait la perruque de travers, les boutons de son gilets avaient été associés n‘importe comment, et, comble de l’horreur, une mouche morte gisait à ses pieds, bien visible devant les élégants escarpins de la femme en plastique. Ludlow ne pouvait supporter davantage cette vision infernale. D’un pas vif, il entra dans la boutique, suivi de près par le petit robot. Boutique dont le nom, au passage, était « Froufrous et escarpins ». Nul doute que quiconque le voyant pénétrer là-dedans n’aurait plus aucun doute sur la virilité de ce garçon, mais Ludlow avait tendance à louper ce genre de détails…

« - … Monsieur, puis-je vous aider ? Vous cherchez quelque chose pour une amie, peut-être ?
- Pas du tout. »

Au vu de la tête de la vendeuse, elle interpréta plutôt mal cette réponse laconique. Son expression se décomposa un peu plus lorsqu’elle le vit d’approcher du mannequin au gilet mal boutonné, qui était par ailleurs vêtu d’une robe rose pâle au motif fleuri. Avec des gestes rapides et précis, Ludlow replaça correctement la perruque et remit de l’ordre dans le boutons sous le regard désormais perplexe de la jeune femme.
Vint le moment fatidique. Ludlow prit une grande inspiration et sortit un mouchoir bordé à ses initiales de sa poche. Il s’agenouilla lentement devant le mannequin, et avec une soudaine précipitation, attrapa le cadavre de mouche à travers son mouchoir, courut jusqu’à la porte et secoua énergiquement le morceau de tissus afin que l’insecte, paix à son âme soit emporté au grès des courants aériens. Il se tourna enfin vers la vendeuse, laquelle semblait être au summum de la confusion.

« Je m’abstiendrai d’enlever la couche de poussière recouvrant la quasi-totalité de votre vitrine parce que je n’ai pas les instruments nécessaires. Mais laissez-moi vous dire que vous devriez investir dans un aspirateur. Et apprendre à boutonner un gilet. Bonne fin de journée. »

Ce n’est qu’après quelques mètres dans la rue qu’il sentit une présence vaguement désagréable dans son périmètre. Il s’arrêta donc pour scruter les environs, et ne mit pas bien longtemps à repérer une chevelure noire familière. Il avait bien fait de ne pas prendre Alix avec lui, tiens. A tous les coups, cette vulgaire Bovino aurait encore tenté de lui piquer son doudou !
C’est alors qu’il réalisa avec effroi qu’il avait évacué un cadavre d’insecte dans le périmètre de Lara Bovino. Bon, ce n’était pas un moustique, et il n’était pas sur son bureau, mais enfin pour une raison qui lui échappait, trouver une mouche morte dans une enveloppe lui ayant été adressée par la brune lui faisait cent fois plus horreur que d’en découvrir une sur le sol d’une boutique de vêtements féminins. Elle serait parfaitement capable d’avoir récupéré le cadavre qu’il avait jeté au vent simplement pour l’horripiler. Les gens du bas-peuple avaient des loisirs tellement farfelus (c’est vrai qu’en comparaison, emmerder les gens à dessein pour prendre des notes et fuir ventre à terre était un hobby tout à fait banal).
Ludlow se dirigea d’un pas assuré vers la Bovino, et fort de ses trois centimètres de plus qu’elle, la toisa de toute sa hauteur, avant de lâcher sur un ton vaguement condescendant :

« Je suppose que tu es encore en train de courir après l’espèce de vachette horripilante qui fait partie de ta famille ? Enfin, « faisait partie de ta famille », parce que même ce gamin a été suffisamment malin pour préférer intégrer les Vongola, visiblement. A part ça, je t’avertis que si tu as osé ramasser cette mouche morte, je me verrai obligé de t’asphyxier à coup d’insecticide lors de notre prochaine rencontre. Oh, et si jamais tu as besoin que je répète cela en termes plus simples, n’hésite pas à demander. Je suis suffisamment ouvert d’esprit pour m’abaisser au niveau verbal des gens de ta condition. »

On n’en voudra pas à Lara si elle l’assomme sans sommation. N’empêche qu’il l’a trouvé, sa source de divertissement.
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MessageSujet: Re: War flag [Lara ♫]   Sam 4 Fév - 23:01

    Une journée ensoleillée s'annonçait, sans nuage, à priori. Lara a toujours aimé le soleil. Ça lui rappèle un peu celui de son enfance. Le soleil espagnole, chaud et même brulant, dont elle était contrainte de se protéger. Mais la ou elle se trouvai en ce moment même, c'était bien loin de son cher village. Bien loin des rues désertes de milieu d'après midi. La, tout de suite, maintenant, elle était a Nanimori. Même pas dans son élégant manoir paumé dans la montagne, qui soit dit en passant, n'était pas son lieu préféré. Lara aime le monde, et ses acteurs, tous différents et pourtant si proches. Tous dotés d'une volonté qui leur est propre. Tiens, d'ailleurs, que serait devenu les Hommes s'ils n'avaient eu aucune volonté ? Des marionnettes vides de sens, probablement. Et elle n'aurait jamais eu l'idée de se balader en ville pour voir les têtes de tous ces inconnus si le monde ne se résumait qu'à ca.

    Voilà donc, Nanimori et ses avenues commerçantes. Lara vagabondait de rues en rues, sans réellement savoir ou elle allait. Se perdant dans la foule, recherchant des regards, des têtes qui ne lui étaient pas inconnus. Tout en songeant que chaque être présent aurait très bien put avoir eu un contact quelconque avec une personne qu'une de ses connaissance connaissait. Le principe de la poignet de main qui fait le tour de la terre. Le monde est petit, se dit on souvent, oui, le monde est ridiculement petit pour les gens qui savent en faire le tour rapidement et simplement. Et Lara aime à se faire passer pour ces gens là. Car en réalité, dans son monde à elle, il est impossible de ne pas la connaître. Eh, la Mafia, mon ami, ce n'est pas rien. Oh, pour sur, ce n'est pas comme si elle, Lara Bovino, était une grande actrice de ce monde fait de violence et d'argent, mais être parrain, c'est ne pas passer inaperçu pour les gens du milieux. Alors, à grand renfort de gardes du corps et autres accompagnement que Lara a toujours rejetait, on finit par se faire remarquer par ceux qui ne font pas partie de ce monde là. Mais ne 'lavait pas voulu, elle, être parrain de cette si étrange famille. Mais elle n'avait pas réellement eut le choix, avouons le.

    Oh, amis que voit-elle ? Serait-ce ce cher Ludlow, au loin ? Quelle coïncidence, tiens donc. Lara ne put s'empêcher de sourire. Peut être qu'avec un peu de chance, Alix était avec lui... mais elle n'a pas de gâteau sur elle, c'est bête. Tiens, et pourquoi pas ce très cher Ash ? Elle n'avait pas eu le temps de lui dire au revoir, lors de leur dernière rencontre. Et son air énervé lorsqu'elle lui sautait au coup lui manquait un peu. (Je précise ici que Lara ne juge bon de penser que ce qu'elle veut penser, en l'occurrence, elle oublie que Ludlow et Ash ne peuvent pas se voir, et que Ash et beaucoup plus qu'énervé lorsqu'elle l'embête.) mais elle remarqua bien vite que l'Estraneo était seul. Dommage. Elle s'approcha en sautillant, appréhendant avec joie al tête du parrain lorsqu'il la verrait.

    Cependant, elle s'arrêta à quelques mètres et observa son étrange manège. Pas si étrange que ca lorsqu'elle aperçut la chose qui l'avait poussé à enter dans cette boutique féminine voleter dans l'air. Son sourire s'élargit, le boss des Estraneos était vraiment hilarant. Elle ne douta pas un seul instant que cette incursion dans le magasin lui avait rapidement pourrie sa journée, elle savait également que sa présence ne ferait qu'augmenter l'agacement du brun. Temps mieux, c'est ce qu'elle souhaitait.

    Il ressortit du magasin et elle se rapprocha tranquillement. Bien entendu, il en tarda pas a l'apercevoir. En même temps, si elle avait voulu qu'il la laisse tranquille, elle aurait pu s'en aller depuis longtemps. Mais ce n'était absolument son but. Elle songea amusée à al dernière lettre de plainte qu'elle avait reçu des Estraneos. Apparemment, sa jolie enveloppe contenant un insecte décédé avait donnait du fil à retordre au manoir. Lara ne cherchait pas à se faire assassiner pour des rivalités de famille (un accident est si vite arrivé) mais savoir que Ludlow ne supportait pas al vue d'un cadavre de mouche au point de foutre en l'air son bureau , ca la faisait mourir de rire. Et elle ne s'était pas privée de tenter l'expérience plusieurs fois. Elle le regarda s'approcher sans ciller, gardant son sourire moquer pour bien l'informer qu'elle n'avait pas perdu une goutte de son manège précédent. Elle soutint son regard, les mains derrière le dos, les yeux pétillants, on aurait cru avoir affaire à une véritable adolescente. Une adolescente rieuse faisant face à un autre adolescent de son age, au regard meurtrier comme s'il avait voulu al tuer sur place. En fait, c'était probablement le cas.

    « Je suppose que tu es encore en train de courir après l’espèce de vachette horripilante qui fait partie de ta famille ? Enfin, « faisait partie de ta famille », parce que même ce gamin a été suffisamment malin pour préférer intégrer les Vongola, visiblement. A part ça, je t’avertis que si tu as osé ramasser cette mouche morte, je me verrai obligé de t’asphyxier à coup d’insecticide lors de notre prochaine rencontre. Oh, et si jamais tu as besoin que je répète cela en termes plus simples, n’hésite pas à demander. Je suis suffisamment ouvert d’esprit pour m’abaisser au niveau verbal des gens de ta condition. »

    Elle le laissa finir sa phrase sans changer de sourire, bien qu'il se crispa quelque peu.

    « Pour ton information personnelle, c'est moi même qui ait envoyé Lambo chez Sawada. Ensuite, rassure toi, je n'ai pas ramassé l'insecte, mais j'ai u admirer ton magnifique sens du rangement, il y a quelques minutes. Franchement, Ludlow, tu devrais faire des études de femme de ménage, ca te conviendrais à merveille. D'ailleurs, je pourrais m'arranger pour que tu trouve quelques cadavres de mouche par ci par là. Ça me ferait une petite distraction. Bien sur, si tu trouve que mes propos ne sont pas assez évolués pour ta personne, je peux tout à fais les convertir en un langage qui te sierra mieux. Mais merci quand même pour l'attention, ca fait toujours plaisir. »

    Nul doute que c'était la façon de Lara pour frapper le brun sans violence physique. Elle n'avait cessé de sourire pendant ses dires et riait intérieurement en imaginant la réaction du Parrain. Ah, franchement, elle ne pouvait rêver de mieux pour animer son après-midi. Bien que ce serait dommage d'en venir aux armes pour des railleries si futiles. Elle ne tenait pas spécialement à créer une émeute en plein cœur de Nanimori, mais si ca devait être nécessaire, alors pourquoi pas ? Après tout, se chamailler avec l'Estraneo sur des sujets abjects l'amusait au plus haut point, et le voir rager silencieusement après ces petites altercations aussi. En plus, ca lui donnerait une raison de venir embêter Sawada plus souvent, si Ludlow était dans le coin en ce moment. Car oui, à la base, Lara était à Nanimori pour voir comment se portait Lambo. Loin d'elle la pensée de s'inquiéter pour lui, au contraire, elle avait prie soin d'apporter avec elle quelques armes pour les lui donner, histoire qu'il donne du fil à retordre au Dixième. Elle se souvint qu'elle en avait gardé une dans sa poche... ah, ca allait peut être se rendre utile, finalement. Elle reporta ses pensées sur l'instant présent.

    « Au fait, qu'étais-tu venu faire à Nanimori, toi, à part ranger et nettoyer toutes les boutiques du quartier ? »
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MessageSujet: Re: War flag [Lara ♫]   Ven 4 Mai - 3:09

Ludlow avait cette sale manie de vous fixer quand vous lui parliez, et particulièrement quand vous répondiez à ses tirades grandiloquentes par une autre tirade (évidemment moins grandiloquente que la sienne, faut pas rêver non plus). Comme ça, ça avait l’air de rien. Mais dans la pratique, c’était sincèrement flippant. Parce que le regard de Ludlow était quelque chose de désespérément vide. C’était ce qui lui donnait cet air nonchalant, ou rêveur, ou drogué, ou robotique, selon les versions. Et quand ce regard nonchalant, ou rêveur, ou dr...-bref, vous m’avez compris- se posait sur votre visage pour ne plus en décrocher… et bien les réactions étaient diverses.
Il y avait ceux qui avaient brusquement l’impression d’être devenus la huitième merveille du monde : pourquoi ce jeune homme charmant les fixeraient-il avec cette (illusoire) lueur rêveuse dans les yeux, autrement ?
Il y avait ceux qui se persuadaient alors qu’ils avaient un bout de salade coincé entre les dents, ou une crotte de pigeon dans les cheveux, ou une tâche de mayonnaise sur la chemise, ou tout autre élément tout aussi humiliant, raison pour laquelle ce jeune homme à l’apparence strictement impeccable les regardait fixement avec un vague air dégoûté (né de leur imagination, évidemment).
Il y avait ceux qui se faisaient peur en imaginant que ce garçon à l’apparence si frêle était en réalité un malade mental tueur en série récidiviste, et que l’étincelle (inexistante) de folie qui brillait dans son regard était la preuve qu’ils étaient sa prochaine victime (c’est comme ça que Ludlow voyait parfois des gens s’éloigner à pas prudents, mesurés, en jetant des coups d’yeux nerveux derrière eux ; ou carrément des jeunes filles partir en courant, hurlant et agitant les bras…).
Et la réalité, c’était que Ludlow ne les fixait absolument pas. Il avait mieux à faire que de s’user les yeux sur des gens du bas-peuple, enfin ! Vous saurez donc que quand le boss des Estraneo vous regarde fixement, et bien c’est juste une impression. En réalité, il réfléchit intensément, et donc pour être sûr de rassembler toutes ses capacités intellectuelles, il laisse tomber cette fonction superflue qu’est la vue, et pour ça, quoi de mieux que de se focaliser sur quelque chose de parfaitement inintéressant, votre visage, par exemple ?

Tut ça pour expliquer pourquoi, tandis que Lara s’évertuait à répondre dignement à son interlocuteur, celui-ci décrocha totalement, ne serait-ce que pour éviter d’entendre ce ramassis de bêtise qui coulait à flot de sa bouche, et se concentra sur une idée qui venait de germer dans son esprit cartésien. Idée que nous allons éviter de développer pour vous épargner une réflexion hautement biologique sur les possibilités évolutives de l’homme si on lui greffait des ailles semblables à celles des mouches.
Cependant, contrairement à la théorie qui dit que les hommes sont incapables de faire plusieurs choses à la fois, ou dans le sens de celle qui dit que Ludlow est un être au sexe indéterminé, le garçon (pour l’instant, considérons qu’il s’agit d’un fait indéniable 8D) pouvait tout à fait réfléchir au prochaines expériences génétiques qu’il allait mener impliquant des hommes et des mouches et capter les inepties particulièrement choquantes que Lara énonçait. Une l’avait tout particulièrement choqué.

« Au fait, qu'étais-tu venu faire à Nanimori, toi, à part ranger et nettoyer toutes les boutiques du quartier ? »

« Une femme de ménage ne fait pas d’étude. C’est précisément pour ça qu’elles finissent femme de ménage. »

Ce pauvre garçon avait quelques progrès à faire en matière de sociologie, je vous l’accorde. En espérant n’avoir vexé aucune femme de ménage érudite avec cet affreux préjugé que Ludlow véhiculait abondamment.
Pour revenir aux faits, il fallait avouer que le lien entre la question de la jeune femme et la réponse de Ludlow n’était pas si évident que ça. Mais répondre à côté de la plaque sans même s’en rendre compte était une spécialité ludlowienne due à sa psychorigidité, qui faisait qu’il se refusait à ne pas dire les choses dans l’ordre.
Ayant rectifié cette énième idiotie de la part de la brune, le garçon daigna répondre vraiment à la question qui lui avait été posée :

« Ranger les boutiques bordéliques de cette rue restera toujours une activité plus exaltante que celles –soi-disant mafieuses- auxquelles se livrent ton ridicule petit clan de bovins. Mais je dois avouer que ce n’était pas exactement le but initial. De toute façon, ce que je viens faire ici ne te regarde en aucune manière, Bovino. »

Il avait lâché le dernier mot comme si c’était une injure particulièrement insultante, ce qui en disait long sur l’estime qu’il portait à la famille de la jeune fille.
Et puis brusquement, une petite lueur pas du tout illusoire s’alluma dans son regard. Ce qui était vraiment très, très, très, très mauvais signe. Quiconque connaissait bien le parrain savait que lorsque cette étincelle apparaissait dans ses yeux, il fallait commencer à chercher un abri antiatomique et s’y réfugier au plus vite, parce que les dégâts n’allaient pas tarder. Même Niels eut un mauvais pressentiment, pour autant qu’un robot puisse être doté de ce genre d’intuition fulgurante. On le vit clairement se recroqueviller sur ses petites pattes mécaniques.

Ludlow n’y prêta évidemment aucune attention. Il sortit un petit appareil photo d’une poche intérieure de son manteau (le manteau de Ludlow mériterait largement une page entière de description, mais on fera ça dans un autre post, là, j’ai déjà assez forcé sur le pavé), prit un cliché flou et mal cadré de Lara, l’aveuglant à moitié avec le flash (ce n’était pas voulu, mais c’était aussi bien). Il extirpa ensuite d’une autre poche un cordon de raccord de l’appareil, ouvrit le boîtier situé sur le dos de Niels qui donnait accès à tous ses circuits internes. Une fois les deux machines branchés correctement, on le vit s’affairer rapidement à l’intérieur desdits circuits, traficoter quelques fils, donner quelques coups de tournevis (sortis d’une autre poche du manteau, évidemment), tapoter sur un micro-clavier intégré…
Le tout au beau milieu de la rue piétonne, sous le regard perplexe de quelques dizaines de japonais et une italienne. La pauvre ne savait probablement pas ce qui l’attendait, même si elle pouvait commencer à avoir des soupçons.
Au bout de quelques minutes, Ludlow finit par refermer le boîtier de Niels, avec un petit sourire satisfait.

« Ça faisait longtemps que je voulais faire cette mise à jour, mais comme ta famille est tellement ridicule que je n’ai même pas de dossier consacré à elle, je n’avais pas d’image de toi satisfaisante. Et ensuite, j’ai oublié. Ça m'arrive souvent quand il s’agit de choses fort peu intéressantes. Bref, maintenant, c’est réglé. Niels, regarde qui voilà ! »

Au son de la voix de son maître, le petit robot leva ses yeux électroniques vers la jeune femme. Il y eu quelques secondes de suspense le temps que la machine analyse l’image qu’elle venait de recevoir. Avant l’apocalypse.
Le seul signe avant-coureur fut le subtil changement de couleur des petits rayons qui s’échappaient des globes oculaires mécaniques de Niels : de blanc, ils virèrent à un rouge inquiétant.
La seconde d’après, ce qui pouvait ressembler à une feu d’artifice éclata dans la paisible rue commerçantes de Namimori.
Feu d’artifice étant en réalité un bombardement intensif de la parraine des Bovino à grand coup de mini-fusées explosives et incendiaires, le tout sous le regard réjoui de Ludlow.

« Pour information, Niels possède environs une cinquantaine de micro-fusées en stock, et il peut faire des pointes de vitesse jusqu’à 25 km/h pour courser une cible. J’espère que tu évites bien. »

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MessageSujet: Re: War flag [Lara ♫]   Ven 29 Juin - 22:48

Lara haïssait vraiment tout chez Ludlow. Que ce soit sa voix, son visage, ses yeux, ses cheveux et même es habits. Elle le haïssait de al tête aux pieds sans exceptions aucunes. Et puis au niveau du caractère, ne lui en parlait même pas. Il était tout bonnement insupportable, pour elle. Le brun n'était même pas digne d'avoir un surnom potable, lorsqu'elle en parlait. Il fallait toujours qu'elle rajoute quelque chose pour le rabaisser. De « l'autre idiot » à « cet imbécile de Ludlow » il n'y avait pas de place pour l'affectueux, et il n'y en aurait surement jamais. Ce qui était tout à fais logique, puisque, aux contraires de certains, il n'y avait strictement rien, mais alors vraiment rien, qui pouvait le rendre attachant. La seule chose que la brune ressentait en sa présence, c'était la joie de pourvoir lui faire perdre son temps. Car tout ce qui l'embêtait lui, al rendait heureuse. Ce type, elle avait encore plus envie de lui pourrir la vie que ses ennemis officiels de genre mafieux. Si le tuer pouvait ne pas entraîner un conflit inutile au sein de la Mafia, alors elle aurait déjà tenté de le faire depuis longtemps. Mais c'était malheureusement impossible.

Oh, en fait si. Il y avait peut être une chose que Lara appréciait chez le jeune homme. Une seule, et unique. Niels. Pourquoi ? Parce qu'elle aimait beaucoup la nouvelle technologie et autre robotique, en bonne et fière Bovino qu'elle était, c'était on ne peu plus logique. Et le petit robot aurait pu être un appareil intéressant à étudier. De plus, même si c'était Ludlow qui en était l'unique programmeur, il n'avait pas fait preuve d'une quelconque hostilité à son égard jusque là. Et elle avait appris à repérer certaines de ses capacités et leur manière d'être actionnés. Ce qui lui était parfois utile.

Mais ça, c'était bien évidemment sans compter sur l'esprit lumineux du parrain des Estraneos. Elle n'avait sérieusement rien vu venir. C'était à peine si elle avait décelé cette lueur dans ses yeux qu'elle avait pourtant l'habitude de voir éteints. Un flash aveuglant, une photo, un programme, et voilà que le bon petit robot s'était transformé en machine à tuer. Enfin, à al tuer, pour être plu exact. Il y avait pas à dire, elle haïssait Ludlow.

Sérieusement, elle avait du supporter ses remarques déplacées vis à vis de sa famille et ses tirades calomnieuses sans jamais levez le petit doigt pour se défendre, ne le faisant qu'avec sa voix, divine alliée que voilà, et lui, à la première provocation, il sortait les armes. Ce n'était pas du jeu, vraiment pas du jeu du tout. Et le pire, c'était qu'elle allait devoir s'en charger elle-même. Hors de question de prendre lâchement la fuite, elle en s'appelait pas comme le brun. Elle était bien trop fière pour se défiler de cette façon.

A ce moment précis, elle aurait surtout voulu voir le regard de Ludlow changer. Lui arracher cette expression suffisante qui l'insupportait au plus haut point. Lara n'avait plus aucunement envie de rire, plus du tout. Elle évita une première micro-fusée de justesse. Autour d'eux, des exclamations se firent entendre. Elle ne savait pas si c'était de peur ou de colère, de toute façon, ça ne l'intéressait pas plus que ça. La seule chose qu'elle aurait aimé, c'est que tous ces gens n'aient pas la mauvaise idée de venir la gêner. A cet instant, ça aurait été la pire des idioties. Oui, c'est bien Lara qui pense de cette manière. Elle évita une deuxième micro-fusée.

Le problème était qu'elle ne pourrait pas éviter de cette façon indéfiniment, elle le savait bien. Il fallait qu'elle trouve une parade pour se défendre, n'importe quoi. Je sais, vous allez me dire qu'elle n'a qu'à utiliser ses boîtes armes, ou son épée. Mais pour les premières, elle en voulait pas gâcher son énergie pour Ludlow, ça aurait été lui faire honneur, alors hors de question, et pour la deuxième, je vous demande bien que peut une épée, même la plus aiguisée qui soit, contre un robot et des fusées incendiaires. Elle en évita une troisième en sautant sur le côté, d'ailleurs. Elle conclut magnifiquement bien en se disant qu'elle était mal barrée. Elle ne voulait pas utiliser ses armes, tant pis pour elle. C'est probablement ce que vous vous dites.

« Tu es vraiment le type le plus lâche que j'ai jamais rencontré. » lança-t-elle à Ludlow, tout sourire ayant disparu de son visage.

Chose qui n'était pourtant pas dans ses habitudes, certes, puisque même lorsqu'elle se battait avec quelqu'un, elle arrivait à rire. Mais là, c'était différent. L'Estraneo, elle le détestait plus que n'importe qui. On ne savait pas exactement d'où ça venait, surement de toutes les saloperies qu'il lui balançait en continue, mais c'était très fort. Et maintenant qu'il essayait, lui, de al tuer, elle allait se faire un plaisir de riposter. Elle n'aurait qu'à dire que c'était de l'auto-défense, après tout, ce n'était pas faux. Voilà comment Lara se décida à sortir une de ses boîtes arme, tout en évitant une énième fusée. Elle ne les comptait plus.

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